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le puits au fond du jardin • l’affaire « callas » ou /et « robertino »…




Un nombre assez conséquent de facebookiens, « amis », « amis des amis » ou « de passage », ne cessent de poster des vidéos ou des photos de Callas, non pas de « l’affaire » mais de Maria, celle qui aura chanté toute sa vie des airs d’opéra tout en vivant des aventures sentimentales romanesques avec beaucoup d’hommes aux grands cigares, ce qui lui a tourné la tête et amené à son suicide alors que déjà, elle n’était plus.  Je n’ai jamais émis la moindre réflexion sur tout cela jusqu’à ces derniers jours où l’actualité – je ne sais plus laquelle – m’a amené à évoquer la dame en question et à pouvoir enfin donné mon avis – que je souhaitais garder pour moi – sur ce phénomène médiatique. Je ne me suis pas étendu sur l’affaire. J’ai simplement écrit que son timbre était épouvantable, qu’elle chantait faux et qu’à ma connaissance, seule elle et Robertino – la pâle doublure de Mariano – étaient la honte de l’art lyrique. C’est mon avis et ce n’est que mon avis et je l’assume. Depuis, un déferlement d’injures envahit ma page et je suis affublé d’un goût de pissotier et de deux  oreilles bouchées par la crasse de mon incompétence. Ne voyant pas l’intérêt de répondre à ces malotrus terroristes, je les ai bloqués et je bloque encore ce matin. Pour ceux qui ne m’ont pas encore insulté, je tiens à leur réaffirmer que selon moi, Callas et Robertino ne sont pas audible et n’ont rien à faire sur une scène d’opéra. Et, très franchement, je préfère de loin Florence Foster Jenkins qui, si elle est totalement inaudible, est au moins sincère et authentique.   


vu à travers le tube • parfois la décence…


Il y a quelque temps, j’ai assisté à la représentation de « Tristan et Isolde » de Richard Wagner. Je connais l’œuvre depuis une soixantaine d’année, je l’ai vue ne nombreuses fois, j’en ai une vingtaine d’enregistrement et je ne me lasse pas de cette composition unique dans l’histoire de la musique. Et je ne dois pas être le seul, parce que la salle était pleine à craquer à chacune des représentations. Cette dernière fois, en raison de l’exceptionnelle qualité de la totalité des acteurs – chanteurs, musiciens et techniciens -, le public a acclamé debout, un bon quart d’heure, les protagonistes de la soirée. Ce fut un grand moment de joie et de bonheur partagés. Et quand je suis sorti du théâtre, la foule d’un soir s’est rapidement dispersée dans le calme et sans cris hystériques, dans le métro et dans les rues adjacentes à la rue principale. En quelques minutes la ville avait retrouvé son visage coutumier. Je pense que les spectateurs de Tristan avaient compris que le partage de ce spectacle envoutant ne pouvait se faire qu’à l’intérieur de la salle, parce que personne n’aurait compris qu’on vienne faire du chahut sous ses fenêtres parce qu’on a aimé un spectacle d’un autre âge qui pourtant a des siècles d’avance sur l’insipidité des jeux du cirque qu’on nous impose en ce moment.




le puits au fond du jardin • les ignorants vantards parigos…




Parce que j’ai dit beaucoup de mal de Robertino – pour les ignorants : la mauvaise doublure de Mariano – qui a trompé tout son monde en prétendant faire son entrée à Bayreuth dans le rôle de Lohengrin, qui a signé un contrat à cet effet avec l’inconsciente direction du temple wagnérien, et qui dès la première répétition s’est défilé parce qu’il ne connaissait pas encore le texte alors que cela fait quatre ans qu’il y travaille, parce que donc j’ai dit beaucoup de mal – ce qui me semble justifié – du ténor raté, Rizoud, un des patrons – ou le patron, je ne sais – de forumopera.com a demandé, suite à l’insistance probable d’une certaine Orion – une malade notoire de Robertino – et un certain Muzzano - quelqu'un qui voulait m'envoyer en prison au moment de l'affaire Ciabrini - mon éviction définitive de ce site de grands malades. Ce matin à 11h03, ce n’est toujours pas fait mais la journée n’est pas terminée. Cela fera la 5e fois que je suis viré et 4 fois je suis revenu par la petite porte sans que les censeurs de la maison n’y voit quoi que ce soit. J’espère que ce soir je serai délivré, parce que j’en ai vraiment mare de me bagarrer avec ces parigos vantard et ignorants qui ne font même pas la différence entre Frédéric François et Jonas Kaufmann.


vu à travers le tube • une lecteur de forumopera.com donne son avis sur robertino…


Alagna a des chevilles en forme de cuisses...c'est son problème depuis toujours! Et quand ça ne marche pas, il trouve des excuses plus ou moins bidon (n'exhumons pas un passé qui dérange ses fans...). Sa contre-performance au Trouvère n'est que le paravent de son incapacité à honorer un contrat que personne ne l'a obligé à signer...mais dont il a certainement pensé qu'il mettrait du prestige dans son CV. Mais quelle idée de vouloir chanter Wagner...même pour le Trouvère apparemment en ce moment, ça ne suffit plus !

Je ne comprends même pas comment il a pu accepter ce rôle, encore moins comment les responsables de Bayreuth ont seulement pu imaginer le lui confier. On est à des années lumière de son répertoire. De surcroît l'exigence de qualité de Bayreuth, même amoindrie comme partout, l'oblige, et c'est certainement dans le contrat, à un certain nombre de répétitions, et ce n'est pas le plus facile...bref il y a quelques jours il badinait sur l'allemand qu'il chante phonétiquement " sans problèmes ", et voilà que brusquement, au pied du mur des répétitions...c'est peut-être un peu difficile finalement. Je trouve que notre cher Roberto à un talent de pitre qu'il aurait dû mieux exploiter! Moi qui vais à Bayreuth voir ce Lohengrin, malgré le choix d'Alagna qui ne m'a jamais convaincue, je suis plutôt soulagée: on ne perdra certainement pas au change...


Courrier des lecteurs
forumopera.com

PS : Attention operafandunideck ! Vous risquez, par de pareils propos, de vous faire exclure de forumopera.com. Chez eux, on ne touche pas à Robertino. Pour moi je crois que ça va être fait - pour la 5e fois - dans la journée !


le puits au fond du jardin • alagna bat en retraite…




Donc, le soi-disant meilleur ténor du monde, la doublure de Luis Mariano, Roberto Alagna, a pris la décision de ne pas chanter Lohengrin à Bayreuth, événement mondial dont toutes les presses parlent depuis des mois. Il a décidé - ou on l’a décidé - à ne pas aborder cette partition nettement au-dessus de ses moyens vocaux et nettement au-dessus de ses moyens très réduits d’homme de théâtre. Il est vrai que suite à sa récente apparition dans Le Trouvère – à l’opéra de Paris - où il vient de se planter lamentablement, il paraît difficile de continuer à satisfaire ses caprices. Mais comme toujours, cet homme qui joue sur la séduction et la perversité va rebondir sur des œuvres mineures et satisfaire ses admiratrices dingues de son sourire enjôleur même si il restera dans sa permanente médiocrité. Je conseille à ses défenseurs d’écouter Alain Vanzo, Placido Domingo (quand il était ténor), Carlo Bergonzi, John Vickers, Nicolaï Gedda et quelques autres.

   

vu à travers le tube • foutoir à l’opéra de paris…


L’opéra de Paris fait parlé de lui, beaucoup plus lorsqu’il annule ses représentations que lorsque qu’il les maintient. La catégorie Sud est en grève et les spectacles s’annulent. Le Trouvère et Boris ont disparu de la maison en préfabriqué et cela provoque la colère des parigos-bourgeois-rabats-joie qui ne pourront voir et entendre s’ils ont une prothèse auditive – en raison de l’immensité de la salle et de son acoustique déplorable – leurs airs préférés. Mais le pire, et il faut bien le dire, c’est que –selon eux – le plus grand, le plus beau, le plus désirable, le plus sexy, le plus fantastique ténor du monde, ne pourra pas exprimer son géni. Le grand, l’immense Robertino est pris au piège de la grève et il ne pourra se faire applaudir jusque tard dans la nuit. Quelle horreur pour ses fans et ses vieilles stupides midinettes !


création • 6 juin 1928, « hélène d’égypte », opéra de richard strauss, il y a 90 ans aujourd’hui


« Hélène d’Egypte » est l’avant-dernier ouvrage que signèrent Richard Strauss et celui qu’il appelait son « Da Ponte », Hugo Hoffmannsthal. L’œuvre est portée par une partition pleine de sensualité, marquée par la fluidité du chant et la transparence de l’orchestration.

Fritz Fitza and Hildegard Ranczak performing in
'The Egypt Helena', opera by Richard Strauss
 

Le 6 juin 1928, il y a 90 ans aujourd’hui, était créé à Dresde l’opéra de Richard Strauss, « Hélène d’Egypte »…


From the opera "Die ägyptische Helena" by Richard Strauss

00:01 Helen's awakening in the first act (Staatskapelle Dresden)
3:36 Helen's aria "Bei jener Nacht", first act (Soloist: Rose Pauly) (Berlin State Opera Orchestra)
6:37 Da-ud's death (funeral march), second act (Staatskapelle Dresden)
9:32 Helen's aria, "Zweite Brautnacht" second wedding night - transfigured night, second act (Soloist: Rose Pauly Dreesen) (Berlin State Opera Orchestra)

This is the first ever recording of this opera with the collaboration of Richard Strauss himself. Conductor: Fritz Busch Rec. 1928




et aussi…

vu à travers le tube • un retour assumé et pourtant jonché de très nombreuses hésitations…


J’ai arrêté d’écrire – trop peu de temps – sur ce monde insensé et perverti – et je n’avais pas l’intention de recommencer - pour consacrer deux journées successives à un homme trop grand pour la petitesse des esprits qui ravagent cette terre de leur monstrueuse connerie, pour m’abreuver pleinement de Giuseppe Verdi, interprété magnifiquement dans un des plus attachants opéras du monde, l’Opéra de Lyon, qui après « Macbeth », jeudi soir, a eu l’audace de proposer vendredi « Don Carlos » dans sa version originale, intégrale en cinq actes, chantée en français dans une mise en scène magnétique, électrique et intelligente du grand cinéaste Christophe Honoré, pur chef-d’œuvre donné dans une différente et piètre conception, il y a quelques semaines à l’Opéra de Paris. Ici s’affrontent les petits de ce monde en la personne de Philippe II, Roi d’Espagne, clone parfait de l’immature Roi de France actuel et le Grand Inquisiteur de cette même Espagne, clone ahurissant du Pape François, sous les yeux du peuple qui crève dans la misère et dans les guerres incessantes, comme crèvent les peuples de 2018. La leçon est claire : mort aux tyrans, mort aux pouvoirs, mort aux religions, mort a tout ce qui porte atteinte à la plus petite parcelle de nos liberté. Et presque 200 ans plus tard, c’est Verdi qui porte encore le message et tente d’apporter l’espoir d’une vie vivable à laquelle tout le monde à droit. L’opéra n’est pas un lieu de mort. L’opéra n’est pas le lieu de l’élitisme. L’opéra est le lieu de vie qui côtoie et protège la liberté, toutes les libertés, notre liberté... 

PS : Merci à Catherine et à Emile pour leurs encouragements à poursuivre l’expression de ma pensée sur ce site…


le puits au fond du jardin • forum et marseille… un duo de rigolos !



Notez le genou gauche s’immisçant
dans l’espace vital du spectateur
assis devant (il était parti)
 et l’invasion de l’espace vital
du spectateur de droite
par le genou droit.
Tout en finesse. (copie conforme
de l’opéra de Marseille)


Il paraît que l’opéra de Marseille a programmé « Le Barbier de Séville » de Rossini. Il apparaît que ForumOpera, le site financé par Alagna – le plus mauvais ténor de ce siècle et du précédent – a envoyé un de ses pitoyables scribouillards. Les 9/10e du torchon sont consacrés au metteur en scène Pelly alors que l’opéra est de Rossini qui a écrit de la musique qui doit être jouée sur le texte tronqué de Beaumarchais. Je n’ai pas lu l’article. J’ai seulement compté les lignes. Je n’ai pas compris si c’était bien ou très mauvais. Ce que je sais, c’est que je suis allé à Marseille voir « Boris ». J’ai quitté la salle au bout de vingt minutes n’ayant pas entendu une seule note de musique, mais un festival de claquettes – sous les talons - magnifiquement et sur-puissamment interprété par les choristes et les figurants. Et puis à Marseille, il ne faut pas dépasser 45Kg, parce que vos fesses n’entrent pas dans le fauteuil qui pourtant n’est pas gratis… C’est tout !


vu à travers le tube • la vraie vie sur scène…


Je serais bientôt à l’opéra pour voir « Le Cercle de craie » de Alexander von Zemlinsky. L’œuvre nous entraîne d'injustice en injustice, toutes plus scandaleuses les unes que les autres. Elles ne paraissent pas caricaturales mais horriblement crédibles, considérant le cynisme, la mesquinerie et la pénible normalité de ceux qui les commettent. Je vais assister à la représentation de la vie telle que l’homme la souhaite et la construit, une poignée d’hommes et de femmes - il faut insister sur le mot « femme » - qui se jouent des peuples misérables qui supplient à leurs genoux…


le puits au fond du jardin • le sinistre ouvrage des truies…



Où va t-on ? Que vont devenir Don Juan et Zerlina, les amants de Cosi, Golaud avec Mélisande et le barbier de Séville où Rosine est séquestrée par un Barbon et Manon Lescaut qui meurt de la violence des hommes et une partie de la Tétralogie. Je ne parle pas de Kundry et des autres. Et bien il va falloir mettre une partie des opéras au pilon et pourquoi pas faire un autodafé où on pourrais aussi y jeter les hommes, ces libidineux. Je me jetterai aussi dans le brasier : je ne veux pas voir ça.

Ce texte n’est pas de moi. Il est de Jean-Paul Vieillefont. J’y souscris entièrement…

 


le puits au fond du jardin • carmen ou la terrifiante censure à l’opéra…




« Ouh là là !!! Que de fatras pour juste une représentation lyrique !!! Mon Dieu que notre époque "bien pensante" pollue tout ! ... Otello n'est plus noir (pardon "de couleur"); d'ailleurs si j'ai bon souvenir, aux USA il n'y a pas si longtemps, on a refusé de représenter Aïda sous prétexte qu'elle est noire (pardon de couleur )!!! Les femmes donc, ne doivent plus souffrir (mais ce sont des livrets bon sang ! On ne va pas les réécrire non ? )quoique ... (Cf Carmen à Florence prochainement). Je m'étonne que les Droits de l'Homme ne se soient pas intéressé à Tosca / Scarpia et sa scène de torture au 2d acte ^^.... Ce doit être un oubli de leur part. ... Bon avant qu'on ne me fasse un procès d'intention : je ne suis absolument pas du côté des harceleurs bien entendu - mais je parle des VRAIS harceleurs, pas de personnages de fiction ! On mélange tout là : ce qui n'est que théâtre, et ce qui est réalité... Quoi que à force de voir des mise en scène dans les hlms, les pardessus de pauvres etc, la fiction a rejoint la réalité ^^.... Triste époque, franchement; Tout doit être beau, lisse, soit disant respectueux, tout le monde doit se marier et fonder un foyer (mais quelle horreur de connaître des homos ! ) ... Bref tout ça me dégoûte. L'hypocrisie me dégoûte . »



Ce texte n’est pas de moi. Il est de disqus_h3zcHJSBIT. J’y souscris entièrement…

vu à travers le tube • il va y avoir un viol...


Les truies ont encore sévi. Non seulement elles s’attaquent aux porcs, mais maintenant elles s’attaquent à l’art, au plus grand d’entre tous, l’opéra. Si j’approuve toutes les mises en scènes audacieuses, je ne peux approuver que l’on joue Carmen en utilisant un texte différent qui trahit la psychologie des personnages. Et c’est pourtant ce que Florence (Italie) s’apprête à faire. Alors que depuis 143 ans, Carmen meurt sur scène – pratiquement tous les soirs - poignardée par son pitoyable amant jaloux, à partir du 7 janvier et pour répondre aux truies excitées, c’est elle qui va tuer ce pauvre José qui n’a jamais fait de mal à une mouche. En croyant répondre à une révolte universelle, le metteur en scène, ne fait qu’aggraver une situation déjà intenable qui consiste à faire haïr encore plus profondément les protagonistes de la guerre des sexes. Soyons sérieux ! Dans la réalité, José – le porc – est un falot lâche, amoureux de sa mère et de Dieu, gentil, courtois, « bien » élevé, ennuyeux à mourir. Et il est si con, qu’il « tombe » amoureux de Carmen – la truie -, alors que Micaela – l’autre truie - la gourde, la vierge, la bécasse, lui fait la cour sans la lui faire. Carmen est-elle vraiment la femme libre qui fait son succès. Je ne le crois vraiment pas. Elle est prisonnière de son sexe qui lui impose de fonctionner en permanence et, elle est victime d’une perversité légendaire qui lui impose de manipuler les hommes de tous gabarits. Et c’est pourquoi dans toutes représentations bien construites, c’est son cul que l’on voit en permanence et non sa vertu. Elle a suffisamment fait chier ce malade psychique de José pour qu’il lui plante son poignard dans le ventre avant que le rideau ne tombe. Et ce n’est que justice ! Alors, changer la fin en faisant croire que Carmen est la victime est une hérésie et une provocation de la mémoire de Bizet et de Mérimée. A Florence, qui harcèle ? Le porc ou la truie ? Inverser la situation ne pourra amener l’impossible réconciliation. Et puis dans ces affaires de relations minables entre sexes, je laisse la parole à Freud qui l'a dit clairement. Dans une situation perverse dans un couple – et c’est le cas dans 99% -  le bourreau et sa victime sont coupables à 100% chacun. Et ce n’est pas l’acte de violation envers l’opéra de Bizet qui va changer la face du monde !

Un opéra va être violé le 7 janvier… Au secours !