Aujourd’hui,
l’événement – commencé depuis plusieurs jours – sera mondial. Il précèdera
l’évènement planétaire qui suivra irrémédiablement dans quelques jours. Et
l’événement sera hystérique, comme il l’est toujours. Un événement n’est pas
une chose anodine et c’est pourquoi on ne peut pas prétendre que le fait que
vous alliez chaque matin acheter votre pain, en soit un. Un événement, ce peut
être la fin de la faim dans le monde, la fin du règne du fric, la fin des
dictatures qui sévissent de partout , l’arrestation du Roi de France pour haute
trahison, le savoir qui entre enfin dans toutes les chaumières, l’éradication
totale de toutes les religions, et beaucoup d’autres choses fondamentales pour
l’établissement de nos droits et nos libertés. Et bien non ! L’événement
sera, ce soir, 22 milliardaires qui vont faire joujou avec un ballon. Putain
que le monde est con !
les écureuils de central park sont tristes le lundi
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vu à travers le tube • l’enfant, l’illusion… et le croissant !
Le Roi de France, l’enfant immature, le robot ordinateur qui montre ses babines de plus en plus fréquemment à la télé, ne veut plus de migrants sur les océans. Il demande aux pays les plus proches de les accueillir sans broncher. La France qui, il me semble, n’est pas si éloignée de leur lieu de départ, est exclue du plan. Elle ne se laisse pas aborder par n’importe qui. D’où la fureur de l’Italie qui a suffisamment supportée et qui voudrait bien respirer. L’enfant qui nous gouverne doit retourner à l’école, chez sa maman – une qu’il n’aurait pas épousée - et s’occuper de ses couche-culotte plutôt que ce mêler des affaires des grands.
En Arabie saoudite les femmes sont heureuses. Elles vont avoir le droit de conduite une auto mobile dès aujourd’hui, ce qui ne s’est pas vu depuis plus de 20 000 ans. Ainsi, au lieu de périr sous les coups de leur mari, ou de leur père, ou de leur frère, ou de leur oncle, ou de leur mère, ou de leur fils, elle pourront facilement choisir de mourir en s’écrasant contre un poteau télégraphique. Il leur en faut peu à ces ignorantes pour croire qu’elles ont gagné leur liberté. Bien au contraire, le stratagème est de leur faire croire tout ce qu’elles sont capable d’avaler pour mieux les humilier.
Bon ! C’est dimanche. J’arrête là. Pendant que les pensées vides vont aller à la messe, à la mosquée où dans un autre lieu d’humiliation, moi je me prépare à aller en ville prendre mon café et mon croissant…
vu à travers le tube • triste scandale…
Le
scandale de ce jour, c’est ce sondage qui indique qu’il y a encore 46% de
français amoureux du Roi de France. C’est incompréhensible cette envie
irrésistible pour cet enfant boutonneux, robot-ordinateur, qui ne rêve que de
Charlemagne, Louis XIV, Napoléon, et des fastes des empereurs et des tsars. Les
français, célèbres pour leur révolution avortée, seraient donc aveugles et
sourds à ce point ? Peut-être n’ont-ils jamais su que la seule
justification – s’il y en a une – de l’existence de l’homme, c’est la liberté.
La liberté d’être, la liberté de dire, la liberté de faire et la liberté de
penser différemment de la pensée commune et communautaire. Les restes ne sont
rien et inutiles !
vu à travers le tube • s’échapper du vomi…
C’est en zappant, comme à mon habitude,
que je suis tombée sur le très beau film de Chabrol « Une affaire de
femme » où brille comme toujours la subtile beauté d’Isabelle Huppert. Je
ne vais pas vous raconter l’histoire. Si ce film vous interpelle allez au ciné
ou acheté le DVD ( 0,90 euros sur Priceminister). La réflexion qui me vient à
l’esprit, après cette vision, est une constatation sous forme de
question-réponse : les mœurs, les perversités, les pensées réduites
jusqu’à l’inexistence, les croyances, les catégorisations, les anathèmes, les
inquisitions religieuses et civiles, les esprits formatés, les aliénations, les
mutilations, les jugements pernicieux, les cancres régnants, les rouleaux
compresseurs, le pétainisme ambiant, sont-ils encore en vigueur aujourd’hui,
comme il l’étaient en 1943 ou en 2000 avant JC ? Et bien oui ! Rien n’a
changé sinon la couche de verni ou de papier cul qui recouvre les
faux-semblants de cette société aliénée qui aliène les déjà aliénés pour que
les quelques richissimes salauds soient encore plus riches et encore plus
salauds. De générations en générations, les peuples nés faibles se sont encore
affaiblis et il n’y a plus rien à faire. Reste l’individu. Et il est bien le seul
salut. L’individu, celui qui a la capacité de sortir de la marmite du vomi et
de voler grâce à des ailes qu’il a su construire patiemment. S’échapper et ne
pas se retourner pour mourir seul en homme libre…
vu à travers le tube • la liberté ou la mort…
Alors qu’il existe encore quelques énergumènes qui parlent de
républiques et de démocraties - choses qui n’ont jamais existées -, moi je vois
le monde se reconstruire à l’identique entre les Rois et les Dictateurs soumis
au fric des multinationales de toutes dimensions. Et la voix du peuple est
ignorée sans le moindre scrupule puisqu’on arrive même – la France en est un
formidable exemple – à faire voter les gens pour celui ou celle que la vaste
fresque économique et financière a décidé. Et le peuple croit que c’est lui qui
s’est nommé son chef parce qu’il a glissé un morceau de papier dans une fente
parce qu’il est aussi persuadé qu’il ne peut vivre sans chef. Le Roi de France
n’a eu que 15 à 16% de voix parmi lesquelles une majorité qui n’avait que la
trouille du FN. Et pourtant le Roi de France décide de tout et prétend même
donner des leçons à la terre entière contre laquelle il prépare ses armées. Et
si personne ne prend conscience qu’il est urgent d’ouvrir enfin les yeux, la
catastrophe nous pend au bout du nez. Et alors, choisir la mort sera toujours
mieux que l’esclavage. La liberté n’a pas de prix !
vu à travers le tube • une histoire de boite de conserve…
Il n’y a plus aucune morale,
plus aucun sens de l’honneur, plus aucune considération de la vertu. Le pire
est arrivé – ça devait bien arriver un jour -. A Roanne, le conducteur d’une
auto mobile a croisé un radar. Et au lieu de le saluer poliment – comme le veut
la loi et la convention – il lui a fait un doigt d’honneur. Putain ! Le con !
Il ne sait donc pas qu’il risque des années de prison et probablement dix ans
de travaux forcés à Cayenne, où il devra casser des blocs de bêton et les
déplacer pour les remettre ensuite en place, douze heures par jour, sans manger
ni boire, sous un soleil écrasant qui brille en permanence. Oui, c’est un vrai
con et il s’est fait prendre tout bêtement. Le radar qu’il a insulté et qui l’a
flashé a photographié son visage et l’a transmis immédiatement par Skype à la
gendarmerie la plus proche. L’homme a été inculpé pour injure envers une boite
en fer posée au bord d’une route. J’ai compris la leçon. La prochaine fois que
j’ouvrirai ma boite de saucisses aux lentilles, j’éviterai de dire tout
haut : « Fait chier cette merde ! Comment ça
s’ouvre ? »
Sous le règne de
l’enfant-Roi-ordinateur, on ne peut plus jeter un œil noir sur un objet, on ne
peut plus écraser une boite de conserve, par contre on peut encore battre, violer
et assassiner les humains et exterminer officiellement tous ceux qui vivent
dans la misère. Et le français persistent à s’émouvoir devant l’enfant qui les
humilie, surtout quand il paraît sur les marches du Château, avec sa main gauche
serrant « amoureusement » - ça… je doute énormément – la main droite
de sa mère qui lui sert d’épouse ou peut-être le contraire… à moins qu'elle lui serve à autre chose et pas du tout à ce que vous pensez !
vu à travers le tube • je sors…
Comme chaque matin, il y a
tellement à écrire, que je vais sortir, plutôt que de me faire chier à dénoncer
encore le totalitarisme du Roi de France dont les français sont si friands. Je
sors content. Bachar a rendu la breloque mondaine qu’un des Rois précédents lui
avait clouée sur le sein droit. Il n’est pas con le mec. Et puis j’en ai assez
des jérémiades facebookiènes où on lit n’importe quoi parce que peu de gens
conçoivent que la vie ce n’est pas la loi. La vie c’est être libre de ses choix
et c’est aussi le refus de recevoir des ordres d’un Roi. La vie c’est une
recherche. Celle de son miroir pour pouvoir parler à son reflet qui seul à le
pouvoir d’ouvrir la porte de l’autre monde, le vrai, celui de l’inconscient qui
détient tous nos secrets. Et comme je sais que le mot « psychanalyse »
fait fuir la quasi totalité des gens parce que le mot est synonyme de « liberté »,
je préfère aller de suite à une terrasse de café où je vais regarder passer le
monde des fantômes parmi lesquels je suis né… tout en sirotant un petit café.
vu à travers le tube • le copinage du roi de france avec les dictateurs…
« Un peuple aux mains nues – le
peuple palestinien – est en train de se faire massacrer. Une armée le tient en
otage. Pourquoi ? Quelle cause défend ce peuple et que lui oppose-t-on ?
J’affirme que cette cause est juste et sera reconnue comme telle dans l’histoire.
Aujourd’hui règne un silence complice, en France, pays des droits de l’homme et
dans tout un Occident américanisé. Je ne veux pas me taire. Je ne veux pas me
résigner. Malgré le désert, je veux crier fort pour ces voix qui se sont tues
et celles que l’on ne veut pas entendre. L’histoire jugera mais n’effacera pas
le saccage. Saccage des vies, saccage d’un peuple, saccage des innocents. Le
monde n’a-t-il pas espéré que la Shoah marquerait la fin définitive de la
barbarie ? » (Gisèle Halimi).
Le peuple palestinien a droit à un Etat indépendant et libre
tout autant que son voisin israélien qui étend illégalement son
territoire en faisant couler le sang. Et cela remonte à la première guerre du
Golfe en 1991 et non pas à l’élection du Hamas en 2006. Les palestiniens sont
régulièrement massacrés dans le silence du monde et le silence de la France
dont, il est vrai, le Roi immature préfère copuler avec le dictateur Erdogan
qui, lui aussi, à l’art de faire couler le sang des innocents.
vu à travers le tube • jouir dans le silicone…
A Paris, il y a une adresse qui accueille les hommes qui
souhaitent satisfaire leurs fantasmes. Et pour ne pas humilier la femme on leur
offre en place, des poupées en silicone. C’est comme les petits enfants qui
jouent à la poupée ou au papa et à la maman ou au docteur. Et voilà que cela
offusque certains esprits bornés qui voient en l’acte de ces dévoyés la
victimisation – encore ! – de la femme. Holà ! Stop ! Et la
liberté bordel ? Il faut décidemment renvoyer la société à ses origines
pour comprendre le monstre de débilité qu’elle est devenue. Et cela ne peut être
qu’un travail personnel de la part de chacun : Freud et sa salutaire
analyse…
le puits au fond du jardin • impertinences et pédagogies… attention à la dépression !
L’apprentissage d’un instrument, qu’il soit à cordes
frottées ou pincées, à vent ou à clavier c’est d’abord apprendre à maîtriser
ses difficultés techniques pour acquérir une totale autonomie afin d’aborder en
toute indépendance les œuvres de toutes les époques, de la renaissance au
contemporain, et de partager ce plaisir souvent inconnu avec ceux qui en ont la
capacité, en formation réduite ou en grand orchestre divers ou symphonique.
Les
méthodes individuelles ancestrales toujours en vigueur aujourd’hui n’ont jamais
donné les résultats escomptés, saufs pour les enfants doués, passionnés,
travailleurs, courageux, musiciens innés et considérés par leur professeur.
Pour les autres, très souvent majoritaires, ils n’auront acquit que de l’à peu
près ou presque, qui les conduira très souvent à l’abandon ou a avoir
l’impression de savoir jouer (ce que personne n’osera démentir) au sein de
formations amateurs qui se contentent de peu. Ils auront passé ainsi à côté du
plaisir de bien jouer et d’acquérir une culture musicale ouverte sur les
grandes œuvres du patrimoine et sur le répertoire musical de qualité.
Et
pourtant, il existe un moyen attrayant, passionnant, rapide et souvent
spectaculaire : la pédagogie de groupe qui est une pédagogie à part entière et
qui doit être mûri et réfléchi avant sa mise en œuvre. Ce n’est pas une
pédagogie de facilité. Elle ne consiste pas à entasser quelques élèves dans une
salle de cours pour les obliger à écouter une leçon particulière lassante et
décourageante, mais à réunir 3 élèves (ni 2, ni 4) et leur donner tour à tour,
la possibilité de prendre les commandes du cours en parfaite harmonie avec leur
professeur et partager, participer durant une heure et demie, à l’élaboration
d’une progression active et pensée. Ici, le professeur ne sera que le maître du
jeu, guidant et dirigeant dans la direction choisie, la plus opportune pour le
groupe, mettant en valeur les techniques et les idées de musicalité dans un
échange culturel fort et de première nécessité et ceci en essayant d’acquérir
dans les délais les plus courts, le maximum de connaissances pour s’exprimer en
toute liberté. En effet, l’idée reçue, selon laquelle, il faudrait dix ans, ou
plus, pour maîtriser son instrument est totalement stupide. Avec une bonne
méthode appropriée, trois ou quatre années devraient suffire pour jouer
correctement une partition de moyenne difficulté. Nous sommes loin du compte…
Pour
mettre en application cette méthode, il y a deux possibilités : réunir 3 élèves
de même niveau, ou réunir 3 élèves de niveaux totalement différents, en faisant
cohabiter un débutant, un intermédiaire (fin 1er cycle)) et un grand (3ème
cycle). Ne voulant pas affoler et pousser au suicide les sceptiques (les
professeurs sont souvent fragiles), je vais commencer par la première
possibilité.
Avec
3 élèves de même niveau, le professeur se doit d’imposer un programme commun
méthodique : progression précise sur la méthode papier (les bonnes vieilles
méthodes son excellentes et pas du tout démodées), progression construite avec
intelligence à travers les œuvres du répertoire spécifique à l’instrument et
progression écrite par le professeur lui-même en fonction du niveau des élèves
et du groupe. Les effets bénéfiques et spectaculaires seront l’écoute et
l’imitation pour la justesse, la recherche de la qualité du son, l’attaque de
la note, et la musicalité. Travailler les gammes, les intervalles, les arpèges
dans tous les tons en jouant les notes en alternance, en se les échangeant,
d’abord à 1 voix, puis 2, puis 3, est un exercice profitable à plus d’un titre
et surtout, jamais fastidieux. Aborder les morceaux du répertoire, en extrayant
les difficultés, en donner les explications nécessaires en les accompagnant
d’un échange verbal permanent sur le justificatif et le pourquoi de
l’interprétation, est un enrichissement spectaculaire de l’élève qui
transgressera sa technique en une interprétation musicale de qualité, ceci très
souvent à son insu.
Un
cours d’une heure et demie hebdomadaire dans ces conditions ne peut-être que
passionnant et attractif, mais évidemment fatiguant pour les protagonistes,
d’autant plus que le professeur n’aura plus le loisir (c’est-à-dire le temps)
de répondre à son portable, d’arpenter les couloirs pour discourir et de sortir
respirer l’air du dehors pour fumer sa dernière cigarette. C’est pourquoi, il
devra s’astreindre à ne pas dépasser deux cours par jour, s’il veut tenir
jusqu’à la fin de l’année, et obtenir les résultats escomptés.
Pour
la seconde manière, plus ambiguë, plus complexe, le professeur devra y apporter
une attention toute particulière. Avec son trio, de niveaux différents, dont
chaque élèves ne pratique pas encore le même langage, il devra faire preuve
d’une imagination fertile et jouer le jeu des échanges permanents entre ces
niveaux supposés incompatibles. Et pourtant… Le plus grand conseillera le petit
qui écoutera et « imitera » ses deux aînés, l’intermédiaire donnera son point
de vue sur ses deux camarades, montrera ses capacités par rapport à leur
travail, et le plus petit, bénéficiant des conseils des plus grands,
s’épanouira davantage. Le professeur guidera tout ce monde sur le chemin qu’il
aura choisi auparavant, et échangera véritablement sur tous les problèmes liés
à l’instrument, puisque trois possibilités de niveau lui sont offertes en
permanence. Il devra bien sûr tout contrôler pour éviter les dérives qui ne
manqueront pas de se produire. Cet énorme travail portera ses fruits grâce à
l’échange permanent qui sera la base de son enseignement.
Rien
de tout cela n’est utopique. Cela a déjà été expérimenté et mérite qu’on y
réfléchisse, ces indications n’étant qu’un plan de base pouvant être modifié au
gré du professeur. L’essentiel est de comprendre que le cours individuel n’est
qu’une facilité qui apporte peu à l’élève, le fait peu progresser et qui
entraîne le professeur dans des habitudes de confort imaginaire, qui, au bout
de quatre ou cinq années, le met dans une situation d’ennui profond, parce que,
installé dans un travail de répétition permanent, dont il ne peut que se
lasser. Attention à la dépression !...
Hervé Gallien, 21 septembre 2008
le puits au fond du jardin • aix-les-bains (savoie) la musique confisquée…
Dans cette culture
désintégrée qu'on nous impose insidieusement, la musique classique, en
particulier, n'a plus sa place dans notre société, et ce n'est pas sans raison
si notre monde déboussolé ne tourne plus en rond.
Dans le très beau film de Roman Polanski, « Le Pianiste », le héros isolé du monde dans les ruines de la guerre, réussit à survivre à son aliénation grâce et par, l'imaginaire. Son imaginaire à lui, c'est la musique. Dans sa résistance, il ne s'agit que de cela : échapper à la confiscation de son imaginaire qui ne pourrait que le conduire à la barbarie.
Lorsque les mots ne suffisent plus à dire l'indicible, c'est la musique qui prend le relais, art purement imaginaire qui malgré la privation de dignité est capable de reconstruire le monde et de permettre de survivre.
Aujourd'hui, nous vivons nos propres barbaries. Pas un jour ne se passe sans que l'on tente d'atteindre à la capacité de l'imaginaire des gens. La pensée unique est imposée par les médias, de « Voici » à « Télérama », en passant par cet objet d'aliénation qu'est la télévision, et chacun, faisant semblant de rien, pense comme son voisin : « Rien ne vas plus, mais tout va bien ! », sans se rendre compte, que leur capacité d'humain, se désintègre au fond du gouffre qui n'en fait plus que des pantins.
Le sens de la musique, comme de tous les arts, est de situer le monde et d'en donner les clés pour sa compréhension. On a besoin d'un rendez-vous entre un artiste, compositeur ou musicien, et le public, pour situer le monde et élever ainsi sa conscience de vie. Nous sommes confrontés à une forme de barbarie qui a déjà atteint les corps et veut atteindre les esprits. Seul ce qui se vend et qui s'achète à de la valeur, nous martèle-t-on, dans nos têtes. Pas un jour ne se passe, sans que le progrès social ne soit vidé de son contenu. Aujourd'hui les programmes des politiques, des hommes qui nous gouvernent ou qui prétendent le faire ne proposent aucune ambition culturelle.
Nous vivons dans un monde qui ne cesse de fixer les limites du connu, alors qu'il faut se projeter dans l'inconnu pour repousser la peur. Plus vous donnez du connu, plus vous accentuez la peur de l'autre. Il y a une dictature du monde connu à la télévision et au cinéma, qui exclut toute tentative de dépassement.
La musique doit être un art tendu vers de nouveaux publics. C'est au concert que le public doit pouvoir rencontrer les œuvres, qu'elles soient classiques ou contemporaines. De l'imprévu naît la rencontre, la transversalité. La solution passe par la jeunesse, celle dont on nous dit qu'il faut nous méfier. L'éducation populaire - éduquer est un métier - reste un des fondamentaux, or, elle est souvent ignorée, parfois méprisée et presque toujours massacrée. Certains n'y voient que le côté condescendant, mais c'est tout le contraire : l'éducation populaire, c'est l'autre qui vient vous donner.
Je prône la rencontre, celle des hommes et des femmes qui s'ignorent, qui ne franchissent jamais les portes des salles de concerts. Ce lieu est le lieu du partage. C'est peut-être enfoncer une porte ouverte que de dire cela, mais il faut l'avoir sans cesse en tête. Que serait une nouvelle musique pour un nouveau public ' On ne peut favoriser l'émergence de nouvelles esthétiques si on ne se pose pas cette question.
Il semble nécessaire que le service public rende à la musique ce qu'elle a reçu pour se fonder. C'est art de représenter le monde pose les questions fondamentales sur l'individu et l'art d'exister. Retrouver notre histoire, redonner aux gens ce qui leur a été confisqué, ça passe par la musique et les autres arts, ça passe par l'imaginaire aussi.
Peut-être est-t-il temps de retrouver le siècle des Lumières. Notre pays a su à un moment éclairer le monde. Retrouvons ces instants là, plutôt que de nous laisser porter dans l'abîme. Tenons tête, et restons ce que nous aurions toujours dû être, des ardents insoumis : « L'indiscipline aveugle et de tous les instants fait la force des hommes libres ». (Alfred Jarry)
La programmation « culturelle ! » aixoise est aujourd'hui dans un état de décrépitude absolu. Ne pourrait-on pas rêver d'une saison pensée et construite, s'ouvrant sur un thème unique, fort et convainquant, regroupant musique, théâtre, danse, peinture, sculpture, littérature, histoire, et plus, qui proposerait les œuvres marquantes de l'histoire de l'Art, couvrant toutes les époques, du moyen-âge à nos jours, sans discrimination. Le choix est immense. Il suffit d'y puiser avec discernement et bon sens, et d'en confier la réalisation à des gens dont c'est le métier : artistes de tous horizons, jeunes et moins jeunes, célèbres et inconnus, dont l'essentiel est avant tout, la compétence. Le public devrait y trouver ce qu'il ne rencontre jamais, ce dont très souvent il ne soupçonne même pas l'existence : les désirs et délires d'artistes, créateurs de génie, qui, eux seuls, ont le talent d'ouvrir les portes de la connaissance et de la vie.
Il faut donc oser, déranger, remuer, bousculer. Le monde actuel s'enlise progressivement dans la médiocrité, dans une léthargie communicative qui le plonge dans l'indifférence et la monotonie. Et c'est là que la Culture prend toute son importance, en nous réveillant sur un monde visionnaire, capable de satisfaire le plus profond de nous-même.
Aix-les-Bains a la capacité de réaliser un tel projet. Il suffit de le vouloir. Ceux qui sont convaincus qu'une telle initiative est possible sont prêts et ne demandent qu'à participer, pourvu qu'ils soient entendus. Mais peut-être faudrait-il aussi, un jour ou l'autre, confier la démarche culturelle à un véritable patron, libre et indépendant, aux compétences assurées, qui serait le garant de l'imagination créative et de la qualité artistique auxquelles nous aspirons. Nous pensons enfin qu'il serait temps qu'Aix-les-Bains prenne l'initiative de lancer un véritable débat public : la Culture c'est quoi ? à quoi ça sert ? pourquoi est-elle toujours source d'angoisse chez ceux qui nous gouvernent ?
Voilà les questions que nous nous posons. Espérons qu'elles ne resteront pas sans réponses. « Plus les hommes seront éclairés et plus ils seront libres ». (Voltaire)
Dans le très beau film de Roman Polanski, « Le Pianiste », le héros isolé du monde dans les ruines de la guerre, réussit à survivre à son aliénation grâce et par, l'imaginaire. Son imaginaire à lui, c'est la musique. Dans sa résistance, il ne s'agit que de cela : échapper à la confiscation de son imaginaire qui ne pourrait que le conduire à la barbarie.
Lorsque les mots ne suffisent plus à dire l'indicible, c'est la musique qui prend le relais, art purement imaginaire qui malgré la privation de dignité est capable de reconstruire le monde et de permettre de survivre.
Aujourd'hui, nous vivons nos propres barbaries. Pas un jour ne se passe sans que l'on tente d'atteindre à la capacité de l'imaginaire des gens. La pensée unique est imposée par les médias, de « Voici » à « Télérama », en passant par cet objet d'aliénation qu'est la télévision, et chacun, faisant semblant de rien, pense comme son voisin : « Rien ne vas plus, mais tout va bien ! », sans se rendre compte, que leur capacité d'humain, se désintègre au fond du gouffre qui n'en fait plus que des pantins.
Le sens de la musique, comme de tous les arts, est de situer le monde et d'en donner les clés pour sa compréhension. On a besoin d'un rendez-vous entre un artiste, compositeur ou musicien, et le public, pour situer le monde et élever ainsi sa conscience de vie. Nous sommes confrontés à une forme de barbarie qui a déjà atteint les corps et veut atteindre les esprits. Seul ce qui se vend et qui s'achète à de la valeur, nous martèle-t-on, dans nos têtes. Pas un jour ne se passe, sans que le progrès social ne soit vidé de son contenu. Aujourd'hui les programmes des politiques, des hommes qui nous gouvernent ou qui prétendent le faire ne proposent aucune ambition culturelle.
Nous vivons dans un monde qui ne cesse de fixer les limites du connu, alors qu'il faut se projeter dans l'inconnu pour repousser la peur. Plus vous donnez du connu, plus vous accentuez la peur de l'autre. Il y a une dictature du monde connu à la télévision et au cinéma, qui exclut toute tentative de dépassement.
La musique doit être un art tendu vers de nouveaux publics. C'est au concert que le public doit pouvoir rencontrer les œuvres, qu'elles soient classiques ou contemporaines. De l'imprévu naît la rencontre, la transversalité. La solution passe par la jeunesse, celle dont on nous dit qu'il faut nous méfier. L'éducation populaire - éduquer est un métier - reste un des fondamentaux, or, elle est souvent ignorée, parfois méprisée et presque toujours massacrée. Certains n'y voient que le côté condescendant, mais c'est tout le contraire : l'éducation populaire, c'est l'autre qui vient vous donner.
Je prône la rencontre, celle des hommes et des femmes qui s'ignorent, qui ne franchissent jamais les portes des salles de concerts. Ce lieu est le lieu du partage. C'est peut-être enfoncer une porte ouverte que de dire cela, mais il faut l'avoir sans cesse en tête. Que serait une nouvelle musique pour un nouveau public ' On ne peut favoriser l'émergence de nouvelles esthétiques si on ne se pose pas cette question.
Il semble nécessaire que le service public rende à la musique ce qu'elle a reçu pour se fonder. C'est art de représenter le monde pose les questions fondamentales sur l'individu et l'art d'exister. Retrouver notre histoire, redonner aux gens ce qui leur a été confisqué, ça passe par la musique et les autres arts, ça passe par l'imaginaire aussi.
Peut-être est-t-il temps de retrouver le siècle des Lumières. Notre pays a su à un moment éclairer le monde. Retrouvons ces instants là, plutôt que de nous laisser porter dans l'abîme. Tenons tête, et restons ce que nous aurions toujours dû être, des ardents insoumis : « L'indiscipline aveugle et de tous les instants fait la force des hommes libres ». (Alfred Jarry)
La programmation « culturelle ! » aixoise est aujourd'hui dans un état de décrépitude absolu. Ne pourrait-on pas rêver d'une saison pensée et construite, s'ouvrant sur un thème unique, fort et convainquant, regroupant musique, théâtre, danse, peinture, sculpture, littérature, histoire, et plus, qui proposerait les œuvres marquantes de l'histoire de l'Art, couvrant toutes les époques, du moyen-âge à nos jours, sans discrimination. Le choix est immense. Il suffit d'y puiser avec discernement et bon sens, et d'en confier la réalisation à des gens dont c'est le métier : artistes de tous horizons, jeunes et moins jeunes, célèbres et inconnus, dont l'essentiel est avant tout, la compétence. Le public devrait y trouver ce qu'il ne rencontre jamais, ce dont très souvent il ne soupçonne même pas l'existence : les désirs et délires d'artistes, créateurs de génie, qui, eux seuls, ont le talent d'ouvrir les portes de la connaissance et de la vie.
Il faut donc oser, déranger, remuer, bousculer. Le monde actuel s'enlise progressivement dans la médiocrité, dans une léthargie communicative qui le plonge dans l'indifférence et la monotonie. Et c'est là que la Culture prend toute son importance, en nous réveillant sur un monde visionnaire, capable de satisfaire le plus profond de nous-même.
Aix-les-Bains a la capacité de réaliser un tel projet. Il suffit de le vouloir. Ceux qui sont convaincus qu'une telle initiative est possible sont prêts et ne demandent qu'à participer, pourvu qu'ils soient entendus. Mais peut-être faudrait-il aussi, un jour ou l'autre, confier la démarche culturelle à un véritable patron, libre et indépendant, aux compétences assurées, qui serait le garant de l'imagination créative et de la qualité artistique auxquelles nous aspirons. Nous pensons enfin qu'il serait temps qu'Aix-les-Bains prenne l'initiative de lancer un véritable débat public : la Culture c'est quoi ? à quoi ça sert ? pourquoi est-elle toujours source d'angoisse chez ceux qui nous gouvernent ?
Voilà les questions que nous nous posons. Espérons qu'elles ne resteront pas sans réponses. « Plus les hommes seront éclairés et plus ils seront libres ». (Voltaire)
Hervé
Gallien, 14 janvier 2008
PS : Déjà 10 ans que j’ai
écris ce texte qui concerne la ville et l’établissement dont j’ai été directeur
pendant 35 ans. Aujourd’hui, 25 janvier 2018, à Aix-les-Bains, la musique et la
culture ne sont plus confisquées. Elles ont été assassinées et leur corps
pourrissent dans les cimetières. Elles sont en état de décomposition. Aussi j’ai
fuis devant une telle horreur que personne n’aurait pu imaginer. Je me retrouve
à Lyon, ma ville d’adoption où j’ai fait mes études et où j’ai connu, 10 ans
durant, les joies de la fosse d’orchestre de l’opéra…
vu à travers le tube • courteline et labiche n’auraient pas fait mieux…
Courteline et Labiche n’auraient pas
fait mieux. Les femmes se déchirent dans la délirante comédie dont le premier
acte eut lieu dans une porcherie. Et voilà qu’elles se déciment et se
discréditent pour savoir lesquelles d’entre-elles seront les plus femmes et les
plus irascibles quand à l’émasculation du zizi de l’homme. Ce qu’elles ne
disent pas les fanatiques du féminisme, c’est ce qu’elles font avec leur mâle
respectif et le mâle de leur voisine. Elles assomment le monde avec leur morale
et leur ignorance sur les comportements enfouies hors des consciences qui
règlent la vie du tout à chacun. Ce ne sont pas des lois inventées sous la
pression des langues qui se « délient » qui vont changer quoi que ce
soit. Le rapport entre les sexes opposés est une affaire intime qui ne regarde
pas la société. Et si un des deux protagonistes apporte la violence, il y a des
lois prévues pour le remettre à sa place. Mais encore faut-il que la victime
ait la faculté de trouver le chemin de la gendarmerie. Pas de sexe sans
pulsions féminines et masculines, c’est à dire sans violences consenties. Mais
il est vrai que si cela heurte les consciences, il reste les voies de l’homosexualité
où tout se règlera entre sexes identiques ou encore bien mieux : la masturbation…
la jouissance libre et sans emmerdeurs ou emmerdeuses !
vu à travers le tube • le chinois qui est chinois…
« Chang est assis / Il mange du
riz / Ses yeux sont petits / Riquiquis ». C'est ainsi que démarre une
comptine baptisée « Chang le petit chinois » et distribuée à des
enfants de maternelle de la banlieue parisienne. Et voilà que les petits
cerveaux et les associations d’incompétents qui se mêlent de tout et qui
fleurissent à chaque coin de rues, dénoncent un cliché qui véhicule un racisme
anti-asiatique. Wouah ! Comme si les chinois ne pouvait s’asseoir, ne
mangeaient pas du riz, n’avaient pas les yeux petits – lire bridés – et ne
paraissaient pas rikikis aux yeux des grossiers géants du Caucase. Mais où
va-t-on ? Qu’est-ce donc ces marmites d’imbéciles qui veulent gommer les
différences ? Oui, il y a des races – jaunes, rouges, noires, blanches et
j’en passe - avec des caractéristiques différentes, comme il y a des plaines
vertes et des déserts arides. De même qu’il y a des femmes et des hommes dont
les corps, les pensées, les ressentiments et les aspirations sont différents et
qui tentent en vain de cohabiter. Mais qui a donc décidé de gommer les
différences et d’accuser à tous bouts de champs ceux qui voient les
réalités ? La différence est bien ce qui fait la richesse du monde ?
Alors, assumez ! Moi aussi je suis différent : je suis anarchiste et
unique et je vomis la société – toutes les formes de société, toutes les
sociétés -. Et alors ? Ça ne vous plaît pas ? Ne me lisez pas. Et
surtout donneurs de leçons ignorants, fermez votre sale gueule et laissez le
monde s’exprimer et laisser les enfants rêver à leurs comptines…
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