Je suis de ceux qui ne ménage pas
les #MeToo, #balancetonporc & Compagnie, qui tombent trop souvent dans la
délation et dans la vengeance à bas prix. Et puis quand on voit la position
haineuse, hystérique et déplacée de la godillote-ministre Schiappa, on ne peut
qu’être révolté par ce manque total de discernement et d’incapacité à régler ce
problème majeur avec efficacité et dignité. C’est pourquoi je préfère de loin
ce que j’ai entendu hier dans la bouche de l’actrice italienne Asia Argento,
qui, elle, a été digne et percutante, qui a fait trembler l’auditorium du
Festival de Cannes et qui s’est exprimée avec justesse, précision, dans une
totale maîtrise de sa pensée. Elle n’a pas parlé en femme politique. Elle n’a
pas parlé en femme militante pour le principe. Elle a parlé en femme, en femme
debout et solide qui sait de quoi elle parle. J’ai cru voir dans la salle des
visages pâles… crispés. « Et même ce soir, assis parmi nous, il y en a
certains qui doivent être pointés du doigt à cause de leur comportement envers
les femmes, leur comportement indigne à cette industrie. Vous savez qui vous
êtes, mais plus important, nous savons qui vous êtes. Nous n'allons pas vous
permettre de vivre dans l'impunité. » C’est cela que je retiendrai de
Cannes 2018, cela qui semble avoir enfin ouvert une porte interdite. Il ne reste plus
qu’à bruler le tapis rouge et éjecter Léa Seydoux.
les écureuils de central park sont tristes le lundi
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vu à travers le tube • de trump à karina…
Trump fait encore parler de lui. Il
n’aime pas les iraniens et les iraniennes et il aime être chez lui. Je ne vois
donc pas où est le problème. Une standardiste du SAMU s’est moquée d’une femme
qui allait mourir. Elle est morte – la femme -. La standardiste va passer un
mauvais quart d’heure et le Roi de France – quant à lui -, va dormir sur ces
deux oreilles. S’il distribue abondamment notre argent aux plus riches d’entre
les riches, il se soucie peu des organisations sociales qui apportent un peu de
bien être aux très nombreux démunis et souvent, sauvent des vies. Le problème
de la faim, du logement et de la décence envers ceux qui n’ont rien n’est pas
réglé – ce n’est pas le centre d’intérêt de l’enfant immature – et –
intoxication du pouvoir – on nous fait croire que les français se sont jetés
sur la cérémonie d’ouverture du festival de Cannes. Pour cela il faudrait être
à Cannes ou payer pour avoir Canal+ dans sa télé. Et ceux-là sont très
minoritaires. Donc, les français ne se sont pas jetés – comme le dit la presse
-, ceux qui ont pu ont – comme je l’ai fait – regardé. Et comme chaque année,
j’ai vu des seins enflés, des seins pendants, des seins grossiers, des jambes
grasses, des jambes maigres, des culs grassouillets, des culs bombasses, des
culs flétris. J’ai vu pleins d’hommes pingouins-nœuds papillon, barbe godillot,
au bras de dames de tous âges qui avaient sorti leur tenue du dimanche, celle
qu’on met – selon l’usage – pour aller à la messe du dimanche et qui a
l’originalité d’avoir une surface de tissus, la plus réduite possible. Tout cela
n’était pas très beau et surtout de très mauvais goût. Même Bert, s’est
contenté de la chèvre et du choux. Il n’avait rien à dire. Il n’a rien dit.
Heureusement, le cinéma fut présent - quelques instants – avec la projection
d’extraits de « Pierrot le fou » et des gros plans sur la visage de
la godardiène Anna Karina, ce qui au moins a pu montrer à quel point le temps
accompli ses ravages, même sur ceux qui ont tout.
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