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vu à travers le tube • entre sourire, hargne et haine…


Ce qui fait sourire ce matin, c’est la neige qui tombe encore en hiver et les stupides automobilistes qui se laissent prendre au piège. Ce qui donne la hargne et la haine ce matin, ce sont les 60 000 signatures d’immatures qui alimentent une pétition qui demande à Bernard Cantat de ne cesser de travailler. Ce qui est nouveau depuis l’avènement de l’enfant-Roi, Roi de France, c’est que sa Majesté décide seule et c’est que le peuple s’arroge le droit de détruire des vies en créant des mouvements de haine sous forme de pétition. A ce jour, Cantat me semble être en parfait accord  avec la loi française. Ces mêmes immatures pétitionnaires auraient été plus inspirés s’ils avaient traduit le Roi en justice pour ceux qui sont morts de froids ces derniers jours et pour tous les pauvres qu’il propulse au cimetière. Selon la loi, le Roi est garant du bien être de son peuple soumis…   


vu à travers le tube • à la suite des trois flocons de neige…


Hier les français paniquaient grave parce que trois flocons de neige s’étaient égarés sur terre. Aujourd’hui, ils font la queue sur la toile pour voir la chevelure de Trump défroissée par un coup de vent qui montre sont magnifique crâne chauve. Et en même temps, ils sont ulcérés par une vidéo qui montre un chien vivant traîné par une voiture alors qu’ils gardent le silence sur la maltraitance des démunis par le Roi de France et sur les maltraitances de l’homme au chapeau – Marc Veyrat le cuistot – envers son personnel. Ils ne disent rien non plus sur le dramatique comportement de l’enfant, celui qu’une infime et infâme minorité de français ont choisi pour Roi, qui vient de faire une erreur - qui va lui/nous coûter très chère – en dictant sa loi scélérate pour cette Corse rebelle avec juste raison.

Vincent Lindon était, ce matin sur France Inter, l’invité de Léa Salamé. Il a, en peu de mot, réglé le rapport entre les truies et les porcs : à travail égal, salaire égal. Depuis plus d’un siècle la revendication n’a jamais abouti et malgré les promesses du Roi – qui peut croire aux promesses d’un Roi ? – les truies sont toujours moins payées que les porcs. Alors Mesdames, vous qui avez la langue si bien pendue, qu’attendez-vous pour réclamer votre dû par la force et surtout par la grève des tâches qu’on vous attribut  et par l’impitoyable grève illimitée du sexe ? Un peu de courage svp ! Un peu d’audace ! Un peu de fermeté ! Et au lieu de perpétrer vos jérémiades, pensez qu’à salaire égal vous gagneriez votre autonomie. L’argent ne fait pas le bonheur mais il donne le pouvoir. Avec vos revenus vous pourriez vivre à votre guise, envoyer chier les hommes et même pondre sans leur aide. Vous pourriez vous payez amants et maîtresses et même devenir la patronne d’un couvent. Alors ? A quand la grève ? A quand la prise en otage du petit Roi ? Vous le savez : ce soir le monarque signe un décret. Demain matin vous êtes libre… libre… libre… Et je ne vois rien de mieux et rien de plus efficace pour effacer les # qui sont le déshonneur de la pensée apaisée.


vu à travers le tube • plus violente que daesh ou ramadan : la neige !


L’événement du jour est dramatique : il neige de la neige. Et voilà que le monde hiberne. Et voilà que la société s’écroule. Et voilà que les enfants ne vont plus à l’école. Et voilà que ceux qui ont du travail ne vont plus au travail. Et voilà que le camion des poubelles reste au garage. Et voilà que le train qui roule sur rails ne roule plus par peur de déraper dans les virages. Et voilà que les intelligences artificielles – les naturelles ne sont plus depuis longtemps – s’étonnent d’un pareil phénomène : il neige en hiver ! Jamais, depuis la création du monde et des vermicelles, on avait vu pareille horreur. Le monde mort se meurt. Et ce qu’il reste de l’homme est impuissant à combattre cette chose surnaturelle. Pauvres gens…

Moi, je suis chez moi. Je tape sur mon ordinateur. Tout à l’heure, je vais mettre mes chaussures de la Hall aux chaussures et mon manteau que j’ai acheté pendant la guerre et je vais sortir en ville. Je vais aller au bistrot de Leclerc prendre mon café et mon pain au chocolat. Je vais papoter avec les habitués et la serveuse. Je ne sais pas si ce matin ce sera la grande pète-sec aux yeux bleus ou la petite rousse rigolote…