Wouah ! Génial ! Les
godillots se sont violentés : ils ont éradiqué définitivement le racisme.
Cette attitude bien naturelle de ne pas aimer son voisin – moi, je n’aime pas
ma voisine, non pas parce qu’elle est noire, mais parce qu’elle est con ;
je n’aime pas non plus le chien de mon voisin, non pas parce qu’il pisse
partout, mais parce que il ne me dit jamais bonjour – est bel et bien terminée.
Ils – les godillots – ont réussi à remplacer le mot « race » par le
mot « sexe » mettant ainsi fin à cette haine viscérale que l’on a de l’autre. Depuis
que j’ai lu cette nouvelle, j’aime tout le monde, les grands, les petits, les
gros, les maigres, les hommes, les femmes, les enfants, les morts, les vivants,
les noirs, les blancs, les jaunes, les verts, les postiers, les postières, les
portiers, les portières, les cons, les pas cons, et même ma belle-mère qui est
morte il y a 73 ans. J’aime tellement tout le monde que je m’aime plus encore
que quand avant j’aimais beaucoup trop mon moi. Donc, le mot « race »
qui figurait dans l’article premier de la constitution a été enlevé comme lorsque l'on
arrache une dent et qu'ont a laissé un trou qu’il a fallu remplir et combler pour
l’harmonie des lignes. Et les godillots n’ont rien trouvé de mieux – pour
combler ce trou - que de faire pénétrer le mot « sexe », comblant
ainsi de joie les #metoo, #balanceporcs et Schiappa qui a joui tout net. Je
crois que je n’ai pas tout compris et cela est loin d’être grave parce que je
ne comprends jamais rien à ce que comprennent les autres. Moi j’ai ma vie à
moi. Je n’ai pas celle des autres et je n’y tiens pas.
les écureuils de central park sont tristes le lundi
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vu à travers le tube • les guerres de religions cèdent aux guerres d’espèces…
J’aime bien Brigitte Bardot. Celle,
évidemment, qui illuminait l’écran quand j’étais adolescent. Elle a été une
actrice attachante. Il est dommage qu’elle ait tourné peu de films
intelligents. Maintenant qu’elle est comme moi, vieille et rabougrie, elle occupe
son esprit – et pourquoi pas – à démontrer la similitude absolue entre l’animal
et l’homme et c’est pourquoi, elle exige que le droit des bêtes entre dans la
constitution de notre monarchie. Et pourquoi pas ? L’homme retrouvera
ainsi sa place originelle en crucifiant sa pensée qui était le seul point un
peu plus perfectionné par rapport à son
voisin qui lui, pense, peut-être, sans exprimer de charabia. En fait on ne sait
pas s’il pense, mais l’homme se plait à s’en persuader. Toute intelligence
attribuée à l’animal est semblable à celle attribuée à l’homme : ce n’est
qu’une hypothèse. Enfin, moi, il me semble que si l’animal obtient les mêmes
droits que l’homme, nous risquons – nous les hommes – d’être rapidement
assujettis à son pouvoir et de devenir les marionnettes de cette race que nous
ne connaissons pas. Par exemple, savons nous si l’animal est majoritairement
athée ou religieux ? Voyez-vous prochainement la France avec un Roi
Corbeau islamiste ? Moi, ça me gène un peu, parce que le corbeau est un
sinistre oiseau qui a pour ambition de décimer les populations. Mais, et cela atténue
ma méfiance, Wotan en avait deux pour messagers. Si Wotan leur faisait
confiance alors, moi aussi – je suis bien obligé -.
Désolé mesdames – ou mestruies
-, mais je n’ai pas mentionné un seule fois votre existence. Je n’ai fait que
respecter les règles de l’orthographe de nos académiciens queues de pie !
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