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vu à travers le tube • dans les coins sombres…


Entendez-vous sur les quais de gares la foule qui peste contre ceux qui auraient des avantages, alors qu’on ne la voit jamais devant le Château du Roi et devant les façades des Roitelets-ministres-godillots et des Perroquets-députés-godillots, alors que ce sont eux et eux seuls qui sont entrain de lui faire la peau. La grève de la SNCF est une lumière rassurante dans les ténèbres de la monarchie dictatoriale, qui éclaire tous les coins sombres où s’entassent les cadavres des pauvres gens qui n’ont rien et qui déplaisent à la grandeur incommensurable de Sa gigantesque Majesté le Roi de France.  


vu à travers le tube • l’armée contre le peuple… l’armée au service de l’enfant qui a été nommé roi…


Sous le règne de l’enfant-Roi, lorsque le peuple tente de défendre son territoire que la monarchie veut souiller, le pouvoir totalitaire lui envoie l’armée. C’est ce que les ignorants de tous bords – et ils sont encore plus nombreux que nombreux – appellent « démocratie », alors que cette manière de vivre ensemble en parfaite égalité n’a toujours pas été inventée. Hier c’était à Notre-Dame-des-Landes. Aujourd’hui c’est à Bure où une quinzaine – l’armée pour 15 personnes ! – de réfractaires à l’enfouissement de déchets nucléaires se sont fait sortir à coups de pieds dans le derrière – je n’ai pas écrit « le cul » comme cela est l’usage pour ne pas choquer ma grand-mère qui me reproche tous les dimanches d’être un mal élevé - comme des adolescents malotrus. Et le pire, le plus ignoble, c’est que le godillot Hulot, qui a mis son froc à l’envers – je me demande comment il fait son petit pipi du matin -, donne raison à l’armée sbireuse du Roi, le robot figé immature qui occupe le siège de Louis XIV et Napoléon. Ce pauvre malade – Hulot – est entrain de perdre la raison tout en trahissant ses convictions, ce qui va obligatoirement le mener du côté de Alzheimer, son cerveau subissant quotidiennement des ravages irréversibles. Bof ! Ce n’est que son problème et je ne vois pas qui cela pourrait intéresser.

La SNCF est une des cibles du nouveau Roi ordinateur dont la maman est maîtresse du clavier. La SNCF est ce qu’elle est. J’ai passé plus de temps dans les trains que dans mes logis et j’ai toujours trouvé ça merveilleux. Oui, il y a une réforme majeure à faire : construire des voies ferrées et faire circuler des trains en permanence dans tous les coins les plus reculés de France. Tous citoyens à le droit de voyager de villages en villages, de hameaux en hameaux à toutes les heures de la journée et de la nuit. C’est le seul moyen écologique, confortable et rapide. Mais voilà : l’enfant-Roi veut que « son » peuple connaisse la sueur et apprenne la souffrance. Il va mettre des bus de partout. Avez-vous déjà fait Lyon-Berlin en bus pour 13,60 euros ? Pas d’arrêt pipi, pas d’arrêt pastis, pas d’arrêt circulation du sang. La dernière fois, le bus m’a déposé directement à l’hôpital de Berlin-Nibelungen. J’ai raté « Le Chevalier… » Je ne suis sortis que le lendemain et je devais déjà reprendre la route… en sens inverse !

On m’a dit que la réforme qui va chambouler la SNCF – tout chambouler ! Toute la SNCF ! – va être une décision personnelle du Roi et sera mise en application dans l’immédiat et par le Roi. Il ne demandera pas l’avis du Chef-de-gare de Brison-les-Cerisiers ni les conseils du Garde-barrière de Viviers-les-Poissons. C’est encore ce que les naïfs, les sans-pensées, les inutiles, appellent « démocratie » !     

vu à travers le tube • la stupidité ravageuse…


Ce matin, j’hésite longuement pour remplir ma page. Choisir entre les différentes imbécilités de l’homme imbécile n’est pas une mince affaire. Il y aurait bien la politique de la SNCF qui est incapable de résoudre le flux de ses passagers. Mais, sa politique n’étant que la politique du Roi de France et de ses prédécesseurs, elle n’est coupable qu’à moitié. Les vrais coupables sont les zozos qui veulent tous voyager le même jour pour rejoindre le sommet des montagnes d’où ils reviendront avec une jambe cassée ou d’où ils ne reviendront pas, parce qu’ils seront avalés par les avalanches qui manifestent leur mécontentement depuis de nombreuses années. Il y aurait bien aussi les malades qui veulent une constitution pour les droits de l’animal. L’animal, c’est fait pour être mangé, cru ou en sauce, ce n’est pas fait pour philosopher ni pour être substitué à l’esclave qui obéit à son maître impuissant. Et, pour terminer – provisoirement -, il y a bien aussi la grossière et puante affaire des porcs qui est laissée à la vindicte populaire, alors qu’elle devrait faire l’objet d’une étude objective et poussée pour tenter d’y trouver les raisons fondamentales et imaginer des solutions globales – famille, école, éducation, savoir, religions, égalité sociale, liberté d’expression - pour y remédier. Ces trois sujets, d'une grande stupidité, n’auraient pas eu besoin d’être traités si on avait tout fait pour qu’ils n’aient pas eu l’occasion d’exister !