les écureuils de central park sont tristes le lundi
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une négresse
Une négresse par le démon secouée
Veut goûter une enfant triste de fruits nouveaux
Et criminels aussi sous leur robe trouée
Cette goinfre s’apprête à de rusés travaux :
À son ventre compare heureuse deux tétines
Et, si haut que la main ne le saura saisir,
Elle darde le choc obscur de ses bottines
Ainsi que quelque langue inhabile au plaisir
Et, si haut que la main ne le saura saisir,
Elle darde le choc obscur de ses bottines
Ainsi que quelque langue inhabile au plaisir
Contre la nudité peureuse de gazelle
Qui tremble, sur le dos tel un fol éléphant
Renversée elle attend et s’admire avec zèle,
En riant de ses dents naïves à l’enfant ;
Qui tremble, sur le dos tel un fol éléphant
Renversée elle attend et s’admire avec zèle,
En riant de ses dents naïves à l’enfant ;
Et, dans ses jambes où la victime se couche,
Levant une peau noire ouverte sous le crin,
Avance le palais de cette étrange bouche
Pâle et rose comme un coquillage marin.
Levant une peau noire ouverte sous le crin,
Avance le palais de cette étrange bouche
Pâle et rose comme un coquillage marin.
Stéphane Mallarmé
lune cachée derrière...
lune
cachée derrière
le
rouge du rideau
qui
descend sur les tombeaux
jette
ta lumière
sur
les chairs gisantes
grises
et terrifiantes
pénètre
leurs corps
de
ton rayon suave
balayant
sa bave
tout
au long du charnier
amoncelé
de cadavres
étendus
sur le marbre
lune
étend ton arme
sur
l’absurde illusion
de
ce monde sans ambition
HG
la brume s’est épaissie...
la
brume s’est épaissie
elle
a troublée ma pensée
quand
le voile s’est levé
sur
l’étendue de ma naïveté
J’ai
cru que les bébés
naissaient
dans les jardins
arrosés
d’une foule de grains
trempée
dans la rosée
c’est
lorsque j’ai lu
les
vers terrifiants de Wagner
que
surgirent les éclairs
qui
me rendirent la vue
c’est
Wotan le dieu des dieux
qui
du donjon de son château
où
croupissent les corps des héros
parsème
son sperme dans les creux
des
jambes écartelées
des
femelles humaines
qu’il
a forgé dans la haine
pour
se venger de son inutilité
je
ne crois plus aux choux
et
roses éjecteurs pulsionnels
géniteurs
de corps sans ailes
où
pullulent les germes fous
HG
la femme à la bûche...
la femme à la bûche
près
de la cheminée
égrène
les identités
des
codes qui trébuchent
les
mots sont usurpés
par
ceux qui les prononcent
au
travers des meutes de ronces
pour
choir dans les fossés
les
mensonges boutés par la vague
engloutissent
les pensées
qui
hors des vérités
périssent
par la dague
nous
sommes et ne sommes pas
traversons
sans bouger
si
nous savons discerner
ce
qui est et ce qui n’est pas
hG
t’a-t-on dit...
t’a-t-on dit
que tu es un porc
parce que ton corps
est pourvu d’un épi
t’a-t-on dit
que ton épi se dresse
parce que sa détresse
est le moteur de ta
vie
t’a-t-on dit
que c’est la liberté
que tu dois trouver
pour vivre la vie
que ton corps enserre
et que tu dois tuer
pour pouvoir libérer
celle qui t’est si
chère
hG
hG
tige herbe folle...
tige herbe folle
recouvre la terre
rejoue le b-moll
surgit de la mer
mère indécente
qui pond à merveille
recouvre de cendres
l’objet de ton sommeil
étend ton corps de chair
sur le bûcher de ton maître
sachant que tu auras fort à faire
pour terrasser le traitre
pense ta pensée
oublie de t’agiter
c’est le lien qui est création
fondateur de ton imagination
hG
herbes folles...
herbes folles
doigts courants
sur le noir et blanc
des bécarres et
bémols
pliez sous le vent
qui chante les
mélodies
surgies des
mélancolies
des troubles
naissants
j’ai vu ses doigts
courir
des toniques aux
sensibles
dévoilant
l’impossible
jouissance du pire
j’ai entendu le
big-bang
de la volupté des
sens
réveiller mon
impuissance
devant le génie de
Wang
hG
le réveil d'audrey...
le
réveil d’Audrey
estompe
les images
qui
s’accrochent aux pages
d’un
récit imparfait
sur
le lit maculé
étendue
et déprise
vaincue
sans surprise
elle
dort pour l’éternité
sa
beauté éclatante
sortira
de l’histoire
aux
mille tiroirs
qui
glisse sur les pentes
des
gouffres sans fin
où
les morts semblent côtoyer
leur
reflet déguisé
au
travers du miroir désenchanté
hG
je c'est moi...
je
c’est iom
deux
en un mon bonhomme
deux
en un c’est moi
je
suis deux comme toi
l’un
sans faille
l’autre
veule sociale
mais
toi tu ne le sais pas
je
suis et je ne suis pas
puisque
double je
comment
saurai-je
quel
je est moi
et
c’est là
l’éternel
duel
inconscient
et cruel
qui
se joue jusqu’au trépas
hG
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