C’est aujourd’hui que le prince épouse
la bergère naïve. Et ce qui n’est qu’un mariage – donc un divorce – sera suivi
sur place par des milliers de crétins naïfs et devant la télé par des milliards
de naïfs crétins. Et pendant que les radios et télés feront du direct, elles
n’auront par le temps d’aborder les sujets préoccupants : on viole à tours
de bras – je veux dire de zizis – dans les lycées, ont dit deux écervelées chez
Lemoine hier soir. On sentait trop que cela avait été préparé et dicté par des
émules de Schiappa ou par Schiappa elle-même. Et si je me trompe et que c’est
vrai, où est le proviseur, où est le godillot-ministre, où est la police, où
est la loi, où est le Roi ? Des nouvelles lois surgissent à la vitesse
d’une mitraillette. Et ce sont toujours les mêmes qui sont visés et qui
succombent. L’anesthésie des peuples, commencée depuis l’apparition de l’homme,
poursuit et intensifie son œuvre sur un boulevard de plus en plus large, sans
la moindre contestation. Les puissants préparent la prochaine guerre. Ils ont
fini d’aménager leurs bunkers où ils pourront vivre plus de mille ans. Cette
fois ce sera bref. La terre va exploser si vite que les corps n’auront même pas
le temps d’être déchiquetés. Pendant que vous vous enniaiserez avec Londres,
moi je poursuivrai ma troisième vision de l’intégrale de Twin Peaks. J’en suis
au moment où Cooper se réveille. Il a vu Laura dans son rêve. Elle lui a
chuchoté à l’oreille le nom de son violeur et meurtrier…
les écureuils de central park sont tristes le lundi
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vu à travers le tube • y’a du boulot !
Je résume la journée du 1e mai. Des milliers de gentils citoyens ont défilé dans Paris, non pas à la gloire du travail – il faudrait être con pour cela – mais pour dénoncer les crimes du Roi de France. 1 200 méchants citoyens en ont profité pour casser un Mac Donald, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi. La police n’a pas pu tous les arrêter, d’abord parce qu’elle a commencer son travail très en retard et puis parce qu’il y avait plus urgent : tabasser des pauvres gens qui sirotaient à la terrasse d’un café. Voilà. C’est tout. Et j’en vois encore qui sont étonnés ! Mais nous sommes en monarchie dictatoriale depuis des siècles messieurs-dames !
L’Europe – cette stupide machine de crétins – veut rendre le congé parental pour le monsieur qui n’a pas porté l’enfant, qui n’a pas accouché et qui ne sait pas faire chauffer un biberon et qui sen fout, jusqu’à 4 mois. Heureusement que je ne suis pas concerné, parce que si cela m’arrivait, je ferais de suite une grave dépression. Madame a voulu un enfant : qu’elle assume. Elle n’en voulait pas et ne savait pas que la contraception avait été inventée et elle voulait quand même faire l’amour : qu’elle avorte. Et ne croyez pas que je sois contre l’égalité des sexes. Je constate seulement. L’enfant apparaît dans le corps de la femme. Il est la chair de sa mère. Elle seule peut assurer son épanouissement. Le père, lui, il n’a qu’un devoir – s’il en a la capacité –, c’est d’aimer la mère de l’enfant et de le montrer. Entre le fossé abyssal entre les pauvres et les riches, le problème du couple, la nécessité – en 2018 – de poursuivre la ponte d’enfants et l’invention de la démocratie, il y a du boulot. Bonne chance les jeunes. Moi je suis juste à côté de la porte qui ouvre sur le néant. Je n’en ai plus rien à foutre !
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